14 août 2016

Le sang des innocentes


Titre: Le sang des innocentes
Auteur: Mélanie Tremblay
Éditeur: Guy St-Jean Éditeur
Pages: 466
Parution: 13 avril 2016
Genre : Québécois, roman policier


Résumé

Après avoir vécu un événement tragique, la jeune journaliste québécoise Lily-Rose L'Espérance part relever de nouveaux défis au New York Today Journal. Dès ses débuts, elle se voit confier une enquête sur un crime horrible: le corps mutilé d'une femme enceinte a été retrouvé dans Central Park. Mais ce n'est pas tout... Non seulement le foetus a disparu, mais la défunte porte un chapelet et tient un crucifix dans lequel est dissimulé un message composé de versets de la Bible. Fanatisme? Démence? Puisqu'il prétend agir au nom de Dieu, le meurtrier présumé, que les autorités ont baptisé «L'Avorteur», ne se contentera pas d'un seul meurtre. À la fois terrorisée et inexpérimentée, Lily-Rose devra investiguer auprès de l'archidiocèse de New York et de groupes luttant contre l'avortement tout en prouvant à son nouvel employeur qu'elle peut livrer les meilleurs articles. Plongée dans l'abîme du mal et de la folie, la jeune journaliste parviendra-t-elle à résoudre l'enquête et à s'en sortir indemne?



Ce que Geneviève en pense...

Mélanie Tremblay ose dans ce premier roman, traiter du délicat sujet du droit à l’avortement. L’auteure nous présente, à travers des meurtres sordides, une enquête qui offrait un immense potentiel. Toutefois, j’ai été quelque peu déçue. Des détails du meurtre et de l’enquête ne cadrent pas avec ce qui est annoncé plus tard dans l’histoire. J’ai senti dans cet élément un certain manque de recherche et de maîtrise du sujet.

Le manque d’expérience de l’auteure se ressent également dans la structure de l’histoire. L’épilogue est riche d’informations, mais il est peu exploité au fil du roman et n’apporte en bout de ligne, que très peu de chose. Certains chapitres sont dédiés à un meurtrier narrateur, mais il arrive trop tard pour que le genre soit réussi.

Quant au style d’écriture, j’ai aussi été déçue. L’épilogue était plein de promesse. Des phrases riches, un vocabulaire recherché et une narration poétique. Par contre, le reste du roman narré par le personnage principal, a un niveau de langage inconstant avec des dialogues qui semblent empruntés. Les termes acolytes et collaborateurs sont surexploités, ce qui devient irritant assez rapidement.

Finalement, bien que Mélanie Tremblay nous annonce un second roman, je ne peux dire si je continuerai à suivre Lily-Rose L’ Espérance. 

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