5 décembre 2016

Au commencement du septième jour



Titre: Au commencement du septième jour
Auteur: Luc Lang
Editeur: Stock
Parution: 11 novembre 2016
Genre: Suspense


Résumé

4 h du matin, dans une belle maison à l’orée du bois de Vincennes, le téléphone sonne. Thomas, 37 ans, informaticien, père de deux jeunes enfants, apprend par un appel de la gendarmerie que sa femme vient d’avoir un très grave accident, sur une route où elle n’aurait pas dû se trouver. Commence une enquête sans répit alors que Camille lutte entre la vie et la mort. Puis une quête durant laquelle chacun des rôles qu’il incarne : époux, père, fils et frère devient un combat. Jour après jour, il découvre des secrets de famille qui sont autant d’abîmes sous ses pas.

De Paris au Havre, des Pyrénées à l’Afrique noire, Thomas se trouve emporté par une course dans les tempêtes, une traversée des territoires intimes et des géographies lointaines. Un roman d’une ambition rare.
Ce que Geneviève en pense...
Thomas, 37 ans, doit réapprendre à vivre avec ses enfants après un tragique accident de la route qui a plongé sa femme dans le coma. Une question le taraude alors : que faisait-elle sur cette route secondaire au milieu de la nuit?

La quatrième de couverture nous fait miroiter une quête soutenue de la vérité. Une vérité qui semble liée au passé de Thomas et à son entourage. Or, voilà! Il n'en est rien. Le personnage principal a beau être rongé par les mille et une questions qu'il se pose, rien n'est intense dans ce récit. Tout ressemble à de la résignation. Est-ce dû à l'écriture compacte de Luc Lang? Je ne le sais point, mais les très longs paragraphes (souvent 2 à 3 pages) et l'absence de marqueurs de dialogues (ils sont parfois directement dans le paragraphe) n'en facilite certainement pas la lecture.

Par contre, il faut accorder à l'auteur la beauté de ses personnages complets, complexes et particulièrement bien décrits. Thomas pourrait être un voisin, un cousin ou un collègue de travail tellement il brille de réalisme et on se plait à détester son patron et sa mère.

L'intrigue, même si elle est lente est aussi bien étoffée. On y trouve des revirements inattendus. Je trouve simplement un peu dommage qu'elle se perde dans autant de détails. Je crois que le désir de l'auteur de décrire le quotidien du personnage a un peu trop alourdi l'histoire.

En faisant une petite recherche, j'ai découvert que Luc Lang a gagné le prix Goncourt des lycéens en 1998 pour le livre Mille six cent ventres. J'ai envie de le lire afin de comparer à Au commencement du septième jour et de voir si c'est moi qui ne comprend pas son style ou s'il y a une différence entre les deux écrits. Un prix Goncourt, ce n'est pas rien! Il faut que les juges y aient trouvé un certain génie.

Si vous en faites la lecture, inscrivez-moi vos impressions en commentaire. Je suis très curieuse de savoir ce que vous en avez pensé.


Merci à Hachette Canada pour cette lecture

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2 commentaires:

MissDupont a dit...

J'ai eu sensiblement le même problème lorsque j'ai lu "Bondrée". Aucune aération via les dialogues... que de lourds paragraphes massifs et compacts qui avaient rendu ma lecture éprouvante.

Geneviève Deschênes a dit...

Dommage! Je viens de lire le résumé et ça semble si bon. Il faut dire que le but de la quatrième de couverture est justement de nous donner le gout de le lire, peu importe ses qualités et ses défauts.

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