26 décembre 2016

Et si la beauté rendait heureux




Titre: Et si la beauté rendait heureux
Auteur: Pierre Thibault et François Cardinal
Editeur: Éditions La Presse
Parution: Octobre 2016
Genre: Essai


Résumé

La beauté attire le regard. Elle fascine. La beauté des gens, mais aussi celle des lieux, des maisons, des rues et des villes. Il est étonnant de constater la force de l’émotion vécue devant un paysage à couper le souffle, dans une maison superbe ou sur une place publique ouverte et accueillante.


Et si la beauté rendait heureux ? Si elle était nécessaire au bonheur ? C’est la conviction que partagent l’architecte Pierre Thibault et le journaliste François Cardinal. Ils en font la démonstration dans un dialogue pénétrant qu’ils mènent dans cinq lieux où beauté et bonheur se côtoient et se nourrissent. Quatre de ces espaces ont été créés ou aménagés par Pierre Thibault. Le cinquième, Copenhague, est une ville réputée pour son innovation en architecture et design urbain.


Ce livre inspirant donne envie de côtoyer la beauté au quotidien et de bâtir un environnement où l’on puisse se poser, se réjouir et vivre ensemble.

Ce que Geneviève en pense...
Comme il est ici question de beauté, je vais commencer par vous parler de l'objet qui nous est offert avant de m'attaquer au contenu.

Je vous avoue avoir sourcillé lorsque j'ai vu le prix de la version papier du livre, puis j'ai compris. J'ai compris qu'on nous offrait un bel objet. Un livre aux coins arrondis, un livre où chaque page débute au 4/5 de la feuille pour laisser respirer les mots, mais surtout, un livre où on retrouve les aquarelles de Pierre Thibault. Des aquarelles en couleurs qui viennent appuyer le texte et nous permettent de rêver un peu plus. Tout cela fait que nous prenons plaisir à le feuilleter et à le regarder. Il s'agit en soit d'un argument en faveur de la beauté.

Quant au contenu, il est difficile d'être en désaccord avec les auteurs. Ils discutent de l'importance de réfléchir notre environnement et l'aménagement de l'espace. Cet échange nous présente cinq lieux où Thibault et Cardinal considèrent que le respect de la nature, son intégration dans l'architecture et la fonctionnalité des lieux a été pensé et permet ainsi aux habitants de s'épanouir. Et sincèrement, il est difficile de ne pas rêver lorsqu'ils nous les décrivent.

Car outre la présentation de beaux lieux bien pensés, les auteurs critiquent vertement la culture nord-américaine du beau, bon, pas cher. Ils prennent à mal les écoles québécoises qui manquent cruellement d'originalité (et de lumière dans plusieurs cas). De leur cour d'école aride et rarement invitante. Comment peut-on inciter les enfants à venir à l'école lorsque le lieu n'est pas pensé pour eux et qu'il n'est pas invitant? Et on pourrait dire la même chose des hôpitaux. Ils critiquent également le mode d'attribution des projets publics par pointage où le fait d'avoir déjà construit un bâtiment public est plus important que le projet soumis.

En terminant leur conversation à Copenhague, les auteurs présentent qu'il est possible pour un gouvernement de faire des choix mieux adaptés à un cout raisonnable, mais qu'il est nécessaire de prendre le temps d'analyser les besoins et les lieux avant d'entreprendre les projets. Qu'il ne faut pas seulement penser à leur utilité, mais aussi à la manière dont ils s'intègrent dans la vie et leur environnement. Qu'il faut oser la beauté et non seulement la rêver. C'est en réfléchissant les lieux adéquatement qu'on incite les gens à les habiter et les exploiter.


J'ai beaucoup aimé cet essai qui nous fait rêver et voyager, même s'il nous arrive de grincer des dents. Résidents du Québec, vous aurez envie de vous réapproprier votre province et sa nature. Gens de l'extérieur, nous espérons que cette même nature vous donnera envie de nous visiter. Je vous invite à fouiller sur le web pour trouver des images des créations de Pierre Thibault. Elles en valent la peine. Sinon, vous pouvez également les trouver dans le film Le règne de la beauté, de Denys Arcand.

L'éditeur vous propose la lecture d'un extrait.

0 commentaires:

Publier un commentaire