24 janvier 2017

Calendar Girl


Titre: Calendar Girl, janvier
Auteur: Audrey Carlan
Editeur: Hugo Roman
Pages: 154
Parution:  6 janvier 2017 
Genre: Romance


Résumé

Mia vit avec son père et sa petite sœur à Las Vegas. Depuis le départ de la mère de Mia, son père noie sa peine dans l’alcool et le jeu. Incapable de rembourser sa dette d’un million de dollars, il est expédié dans le coma par un prêteur sur gages. Il incombe à Mia de rembourser la dette de son père, sans quoi elle et sa sœur subiront le même sort. Dans le but d’amasser la somme due, Mia fait appel à sa tante qui dirige une agence d'escortes de luxe. Son contrat ? Accompagné un homme différent tous les mois pendant 1 an. Pour la coquette somme de 100 000 $ par mois, elle aura l’honneur de servir de dame de compagnie à des hommes fortunés et séduisants… Sera-t-elle capable de tenir sa promesse de ne pas tomber amoureuse ?

Ce que Geneviève en pense...


Ambivalence! Voilà le meilleur terme qui décrit mon opinion du premier tome de cette série plutôt particulière.

En effet, quelle bonne idée que de diviser les aventures de l'année de Mia Saunders sur 12 livres publiés chacun à un mois d'intervalle, à la manière d'un calendrier. C'est une première dans ma longue aventure livresque. Le livre, envoi surprise de la part d'Hugo Roman, a donc piqué ma curiosité dès sa réception. Ce modèle hors du commun stimule la curiosité et permet au lecteur d'être tenu en haleine, tout en pouvant combler rapidement sa curiosité. On n'a jamais à attendre plus d'un mois avant que la suite ne soit publiée. Un peu à la manière des séries télévisés qui nous gardent à l'affût d'une semaine à l'autre. Et heureusement car le volume du livre fait qu'il se lit très rapidement.

Toutefois, mes valeurs féministes ont été confrontées assez tôt dans l'histoire. J'avais la vague impression que la prostitution y était banalisée. Comme s'il s'agissait d'une solution facile à des problèmes financiers. En effet, bien que la tante du personnage principale - patronne de la boite d'escortes - insiste sur le fait qu'il appartient à chaque fille de décider ou non d'avoir des relations sexuelles, le fait de souligner au crayon gras les avantages pécuniers annule toutes les mises en garde précédentes. La situation dans laquelle Mia se retrouve a beau être un équivalent de Pretty Woman, on ne sent pas le romantisme qui accompagne Julia Roberts dans le film.

J'ai relevé des éléments qui ont sucité d'autres sentiments contradictoires au fil de la lecture. Tout d'abord, j'ai été choquée de la manière dont Mia décrit sa tante :

«Lorsque les riches héritières ne sont pas chez leur dermatologue pour leur injection de Botox mensuelle, elles sont chez leur dentiste. À l'évidence, Tante Millie fait partie de ces femmes et elle a sans doute raison - elle est loin de paraître ses cinquante ans et elle est canon.»

Ma première réflexion a été de penser qu'il faut nécessairement tricher pour pouvoir être une belle femme à 50 ans. Toutefois, le personnage principal en lui-même ne correspond pas tout à fait aux critères de beauté. Mesurant 1,8 mètre, elle a des formes généreuses et pas seulement au niveau de la poitrine et ses rondeurs sont appréciées par son partenaire. Elle semble à l'aise avec son corps et va jusqu'à dénigrer les femmes trop maigres aux seins refaits qu'elle est amenée à fréquenter.

Comme les autres publications de Hugo Roman, on retrouve une dose d'érotisme dans l'histoire d'Audrey Carlan. Par contre, j'ai trouvé qu'elle était bien dosée et que l'histoire n'était pas qu'un prétexte à des scènes érotiques.

Malgré mes quelques réserves, j'ai tout de même envie de lire la suite.

Mise à jour

J'ai été plutôt déçue du tome de février. L'érotisme y prend toute la place et je n'ai pas trouvé qu'il apportait grand chose de plus à propos du personnage principal, outre le fait qu'elle ne se considère pas comme une prostituée. Elle est en effet insultée lorsqu'elle se rend compte que ses clients ont versé le bonus «relations intimes», arguant qu'elle l'avait fait par choix et par désir et non pas pour le boulot.

Je me demande si cela vaut la peine de lire les 10 autres tomes. Je crois que je me contenterais de lire celui de décembre afin de connaitre le dénouement de cette année éprouvante.

Merci à Hugo New Romance Québec pour cette lecture


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