9 février 2017

Quand l'amour change d'adresse



Titre: Quand l'amour change d'adresse
Auteur: Johanne Pronovost
Éditeur: Éditions de Mortagne
Pages: 312
Parution: 18 janvier 2017
Genre: Roman québécois

Résumé

Six jeunes trentenaires composent une gang qui s’aime, parfois d’amour, parfois d’amitié. Mais, lorsqu’un couple se brise, qu’un autre se forme et que des rénovations forcent certains à trouver refuge ailleurs, on peut s’attendre à ce que le chaos naisse rapidement. Et on ne sera pas déçu !
Les ménages se déchirent et deux clans sont créés. Les filles s’approprient le deuxième étage d’un duplex, et les gars se rassemblent dans un shack au bord de l’eau. À partir de là, tous les moyens sont bons pour passer le temps et rafistoler les cœurs brisés. Alors que les filles se lancent corps et âme dans le travail, le potinage et les manigances, les gars sortent les marteaux, les casseroles et la PlayStation.
En amour comme à la guerre, tous les coups sont permis. Voilà le dicton que nos six amis appliqueront à la lettre ! À travers les rires, les pleurs (et les insultes, évidemment), leurs relations seront mises à rude épreuve. Mais une chose continuera de les unir : la folle envie de retrouver l’amour, peu importe son adresse…

Ce que Geneviève en pense 

Il y a 70 ans, une telle histoire n'aurait pas pu exister. À 30 ans, la vie était déjà bien entamée, la famille établie solidement. Certains étaient sur le marché du travail depuis déjà 15 ans. Or, voilà qu'aujourd'hui, l'adolescence s'étire. On est encore jeun à 30 ans. Certains sont encore aux études et d'autres commencent à peine leur carrière. La moyenne d'âge pour avoir des enfants frôle 35 ans.

C'est donc une histoire de son temps que nous propose Johanne Pronovost. Celle d'un groupe d'amis au début de la trentaine qui ne semble pas entièrement sorti de son adolescence. Au fil de ma lecture, je n'ai pas pu m'empêcher de les comparer à la fois aux personnages des séries La vie La vie (Stéphane Bourguignon, diffusé à la Société Radio-Canada de 2001 à 2002) et à Sex in the City.

L'auteure met toute l'emphase sur les relations entre ses personnages : celles qui existent et celles qui se tissent. Fait intéressant, on change de narrateur à chaque chapitre. On perçoit ainsi les divers points de vue et on peut ainsi s'attacher (ou détester) plus facilement chaque personnage. On entre dans leur intimité. Je leur ai envié leur fougue et leur capacité de se soutenir les uns les autres. Nul besoin de poser de questions. Le support des amis est acquis.

Toutefois, en début de lecture, l'écart entre les niveaux de langage de la narration (un peu trop français international) et des dialogues (argot) m'a agacée. Il faut dire que le style traduction française d'une réalité américaine a tendance à m'horripiler. L'Amérique francophone est à mes yeux la meilleure pour traduire ce qui se vit en Amérique. Nul besoin d'emprunter les expressions du vieux continent.

La superficialité de la majorité des personnages féminins m'a aussi fait froncer des sourcils. Comment, en effet, supporter que le personnage de Sophie considère comme étant un potin la séparation de Marianne et Étienne, en couple depuis 8 ans. J'ai de loin préféré les personnages masculins qui à mes yeux étaient légèrement plus étoffés.

En bref, il s'agit là d'un 312 pages intéressant qui s'est lu très rapidement. Un livre que je vous conseille pour la plage.

Merci aux Éditions de Mortagne pour cette lecture
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