12 mars 2017

Victor Lessard


 
Titre : Victor Lessard (tome I et IV)
Auteur : Martin Michaud
Édition : Les éditions Coup-d'oeil
Date de parution : 2013 et 2016
Pages : 391 et 469
Genre : Roman policier

Résumé

Il ne faut pas parler dans l'ascenseurImaginez... Une jeune femme lancée dans une course folle pour retrouver un homme qui, selon toute vraisemblance, n'existe pas... Un enquêteur de la police de Montréal qui tente d’élucider les meurtres crapuleux de deux hommes tués de la même manière à une journée d'intervalle... Un chasseur impitoyable qui pense que chacun doit payer pour ses fautes...
Imaginez encore...
Un chassé-croisé haletant qui révèle fil à fil l'effroyable lien entre ces trois destins. « Il ne faut pas parler dans l’ascenseur » est la première enquête de Victor Lessard.
Violence à l'origine : Responsable de la section des crimes majeurs en l’absence de son supérieur, le sergent-détective Victor Lessard se voit confier la mission d’enquêter sur la mort d’un haut gradé du SPVM dont on a retrouvé la tête dans un conteneur à déchets. Formé du jeune Loïc Blouin-Dubois, de l’inimitable Jacinthe Taillon et de Nadja Fernandez, avec qui Victor partage sa vie, le groupe d’enquête qu’il dirige doit faire vite, car l’assassin a laissé un message qui annonce de nouvelles victimes. Confronté à un tueur particulièrement retors, qui peint de lugubres graffitis sur le lieu de ses meurtres et évoque un curieux personnage surnommé le « père Noël », pressé d’obtenir des résultats rapides par sa hiérarchie sans pour autant recevoir l’appui nécessaire, Victor Lessard s’entête envers et contre tout à résoudre « l’affaire du Graffiteur », dédale inextricable d’une noirceur absolue qui ravivera les meurtrissures de son âme, ébranlera ses convictions les plus profondes et le mènera au bord du gouffre.
Ce que Geneviève en pense
Çe mardi, sur Club illico de Vidéotron, sera diffusée une adaptation du roman Je me souviens de Martin Michaud. En grande fan des séries policières, j'ai très hâte de découvrir Patrice Robitaille dans le rôle titre et Julie Lebreton qui incarnera celui de Jacinthe Taillon dans les 10 épisodes qui nous seront proposés.
Toutefois, avant de me lancer, j'ai voulu découvrir la plume de l'auteur et ce policier si particulier. En effet, qui est donc Victor Lessard? J'ai eu la chance de mettre la main sur un coffret des quatre tomes dans un magasin à grande surface. J'ai donc tout mon temps pour le découvrir.
N'y connaissant rien au départ, j'ai pris un livre au hasard et je l'ai commencé. Il s'est avéré que c'était le dernier tome de la série. Loin d'être fâchée de cette erreur, je considère que malgré le fait que certains punchs ont été brulés, cela m'a permis d'aborder le premier avec d'un autre œil.
Je disais donc avoir commencé ma découverte par Violence à l'origine. Dès les premières pages, j'ai été intriguée par le système de numérotation des chapitres qui alterne entre des lettres et des nombres, mais dans ce qui semble être un désordre complet. Cela m'a pris quelques temps avant de réaliser les allers-retours dans le temps que l'auteur nous impose au cours de la lecture et que les lettres sont loin d'être choisies au hasard.
Est venue ensuite la rencontre de Victor. Il m'est apparu comme un policier intègre qui doit porter sur ses épaules ce qui semble être le poids du monde. Sa sensibilité le rend parfois bourru, mais c'est en grande partie dû à son perfectionnisme et à l'amour qu'il porte aux gens qui l'entourent. On sent toutefois dans ce quatrième tome une solidité retrouvée après des années difficiles (ce qu'on confirme à la lecture de Il ne faut pas parler dans l'ascenceur.
Mais ce n'est pas tout. Car outre le personnage touchant de Victor Lessard, j'ai été séduite par la plume de Martin Michaud. Ses dialogues reflètent la réalité québécoise (principalement lorsqu'ils sortent de la bouche de Jacinthe Taillon) alors que la narration est empreinte de finesse, de culture et d'un vocabulaire riche et précis. Tout dans ces romans me semble harmonieux.
J'ai aussi apprécié la diversité des enquêtes. Alors que dans l'un, on frôle le paranormal avec des personnages plongés dans le coma, l'autre est d'un pragmatisme dur et traite plutôt de corruption et de flics véreux (sujet particulièrement d'actualité au Québec en ce début de 2017).
Bref, après avoir lu ces deux tomes, je n'ai qu'une envie : dévorer les deux autres avant de débuter l'écoute de la série.

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