15 mai 2017

La corde du pendu


Auteur: Nicole Provence
Éditeur: Les Éditions JCL
Pages: 376 pages
Parution: Avril 2017
Genre: Roman historique, policier


Résumé

Saint-Andéol-le-Château, France, 1817.

Bien qu’il ait réussi à fuir la justice pendant un moment, Honoré Angéolas est retrouvé puis pendu lors d’un soulèvement de rebelles fidèles à Bonaparte. Qui l’a trahi ?

Cinquante ans plus tard, son petit-fils Philidor sombre dans le désespoir : une terrible maladie qui ravage les vignobles français s’est attaquée à sa culture. Pourra-t-il sauver les vignes d’Honoré, l’héritage de son grand-père, celles auxquelles il tient plus que tout ? Néanmoins, les tourments de Philidor s’atténuent grâce aux yeux vert émeraude de la belle Appoline.

Aux lendemains d’une altercation entre le jeune vigneron et Antoine Grillet, ce proche parent par alliance qui souhaite la destruction de toute sa plantation, deux corps éventrés sont découverts sur le plateau de pendaison. Mais pourquoi ces anciens insurgés, qui avaient échappé à la corde, ont-ils maintenant été assassinés ?

Des souvenirs de trahison remontent à la surface… et tous les soupçons se portent sur Philidor, à tort ou à raison.

Ce que Geneviève en pense

C'est une intrigue policière historique que nous propose Nicole Provence. Dès les premières pages, je me suis rendu compte que j'avais du mal à me situer dans l'époque qu'elle nous proposait. J'avais donc du mal à visualiser les personnages, leurs vêtements et leur mode de vie. C'est donc après une brève recherche et un moment de réflexion sur les lectures que j'avais déjà réalisées (Sherlock Holmes, d'Arthur Conan Doyle et Le Comte de Monte Cristo, d'Alexandre Dumas) que j'ai pu reprendre ma lecture. Je vous avoue que sans avoir lu Le Comte de Monte Cristo, j'aurais eu du mal à saisir l'enjeu entre les Bonapartistes et les Royalistes, alors que ce sont Les Tisserands du pouvoir (Claude Fournier) qui, même si l'action se déroule aux États-Unis, m'ont permis de me souvenir que le XIXe siècle fut marqué par le début de l'ère industrielle.

Une fois cette mise en contexte faite, j'ai tenté de me plonger dans l'histoire, mais j'ai malheureusement eu du mal à rester accrochée. L'auteure écrit pourtant plutôt bien et le sujet m'intéressait, mais j'avais le sentiment qu'il manquait quelque chose. J'avais l'impression que l'histoire avait du mal à atteindre le bon rythme, que c'était trop lent. Est-ce dû au fait que l'auteure insiste si souvent sur l'attachement de Philidor à ses vignes ou aux nombreux allers-retours entre le passé et le présent? Je n'en sais rien. J'ai vraiment du mal à mettre le doigt sur ce qui m'a déplu.

Les policiers m'ont semblé peu crédibles - ils semblent plus préoccupés par leur prochain repas ou leur femme que par l'enquête - et j'ai eu du mal à croire en l'histoire d'amour de notre protagoniste. Pourtant, celle de ses grands-parents en début d'histoire avait réussi à m'émouvoir.

Bref, tel un gâteau qu'on met au four, mais qui ne lève pas, j'étais pleine d'espoir, mais j'ai finalement été un peu déçue.
Merci aux Éditions JCL pour cette lecture


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