7 juin 2017

Bien roulée


Auteur : Annie Lambert
Éditeur: Éditions de Mortagne
Pages: 296
Parution: 24 mai 2017
Genre: Chick Lit
Résumé
En tant que styliste, je voyage beaucoup et j’habille de grandes stars, ce qui me permet de flirter avec la mode, que j’adore, mais que je ne pourrai malheureusement jamais porter, faute d’avoir une shape de cure-dent ! En effet, mes rondeurs et mes bourrelets me font davantage la taille d’un bourdon que celle d’une guêpe…
Et, allez savoir pourquoi, la maladresse me colle aux fesses autant que la cellulite, me plongeant toujours dans des situations ultra-embarrassantes… dont je suis seule à pouvoir rire. Si seulement mon emploi du temps me permettait de me faire de vraies copines : mes gaffes seraient peut-être plus drôles en gang !
Malgré tout, ma vie me plaît. Et je m’aime bien, moi. Ce sont les stéréotypes qui ne m’aiment pas ! Tout comme les hommes, d’ailleurs, puisque je n’ai toujours pas trouvé chaussure à mon pied.
Mais voilà qu’il y a ce beau policier qui me fait de l’œil. Ou c’est moi qui lui fais de l’œil ? Peut-être que c’est seulement dans ma tête. Peut-être que je crois déchiffrer des signes là où il n’y en a pas…
À trente ans, j’ai enfin l’impression que le vent va tourner ! La vie a mis sur ma route une bonne amie, et l’amour semble sur le point de frapper à ma porte. Pourvu que celle-ci s’ouvre assez grand pour que je passe dedans !

Ce que Geneviève en pense
Je suis généralement assez critique quand vient le temps de lire de la Chick Lit car bien que je n'aie rien contre la légèreté, je la trouve souvent très clichée. À ce propos, Bien roulée ne se démarque pas du lot. On peut, dès les premières pages, établir toute la trame narrative du livre qui nous réserve en fin de compte, bien peu de surprises. Par contre, je l'ai dévoré en une soirée. Un véritable page turner : une fois la première page entamée, impossible d'arrêter. J'en voulais même au téléphone de sonner. 

Vous vous demandez ce qui explique un tel revirement de situation? La plume d'Annie Lambert. On a du mal à croire qu'il s'agit d'un premier roman tellement le texte est fluide. J'ai particulièrement apprécié ses dialogues très authentiques. J'avais l'impression d'écouter une conversation qui se déroulait à côté de moi tant le choix des mots correspond à la réalité québécoise.

À ce propos, les références au Thyme maternité, Club piscine, à la SAQ, la SAAQ et à notre Ricardo national campent clairement l'histoire dans la culture québécoise. À tel point que les acronymes ne sont même pas expliqués. Ils rendront probablement le livre difficile à exporter (je ne crois pas que le livre ait été écrit dans une perspective de mondialisation), mais font que malgré un rythme de vie particulier dû à son métier de styliste, Rosaline reste indéniablement une fille ordinaire à laquelle nous pouvons très bien nous identifier.

Un autre élément tout à l'honneur de l'auteure est le volume du livre. Bien que son talent de conteuse nous mette en appétit et fasse que nous en voulions toujours plus, Annie Lambert a su rester concise et ne mettre que l'essentiel dans ce premier roman. Il n'y a pas de longueurs inutiles, les descriptions brèves et pertinentes (on est particulièrement loin des Enfants de la Terre de Jean M. Auel dont les descriptions sont interminables) et on ne retrouve pas vingt-cinq-mille rebondissements plus improbables les uns que les autres.

Alors en ce début juin, je vous invite fortement à courir chez votre libraire pour vous procurer Bien roulée. C'est le livre parfait pour accompagner la chaise longue et le verre de sangria.

Merci aux Éditions de Mortagne pour cette lecture.

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